06.05.2006
Tortue change de nid : trop petit !
Suite à un commentaire de Lina, concernant la "FIN" évoquée de ce blog, quelques précisions concernant l'avenir de ma présence sur le net en grande lamentatrice logorrhéïque narcissique bloggeuse :
Je ne pars pas de mon blog, ni du net (hein ? mon addiction préférée !!! ??? °!° ) ! je n'y ai tout simplement plus de place (bien que j'aie "sacrifié" plusieurs albums), à cause des z'images surtout, dont j'ai usé et abusé avec félicité et une véritable jubilation, qui ont contribué à donner formes et couleurs à mon paysage intérieur, une découverte qui m'a beaucoup aidée.
L'amie MissPapillon - reine inégalée de la petite troupe insolente de Bubuland - à qui je dois ce tuyau génial, d'ouvrir un blog (et chez cet hébergeur), petite bande à qui je rends hommage d'ailleurs ici pour sa richesse et son amitié indéfectible (car je les ai laissés tomber pour faire ma route seule sur mon blog), peut être fière ! Ca a été une révélation, et un lieu de reconstruction de mon monde intime, un lieu où je me suis autorisée à être "moi", dans tous mes changements, mes instabilités, mais faiblesses, mes petitesses, mes plaintes, mes chutes et mes blessures, mais aussi mes combats, mes victoires, ma lumière possible, comment j'ai soufflé sur ma petite flamme, et comment j'ai envie de briller et de DONNER... C'est ici que j'ai découvert le véritable sens de "écrire", je ne dis pas que je le fais bien, je dis que je suis dans la découverte de cet outil magnifique, et je sais que j'ai encore beaucoup à en apprendre !

Le nid est trop petit, seulement voilà : je n'arrive pas à le quitter... il est comme un premier lieu à moi toute seule, un berceau, un cocon, un petit nid douillet, le seul au monde, où j'aie réussi à me réfugier, et où je me sente vraiment chez moi... bientôt, si mon projet de vie se réalise - et j'y oeuvre !!! j'aurai une vraie maison à moi, un lieu de paix. Un vrai lieu qui ne portera pas les cicatrices du massacre de mon passé, comme celui où je vis.
En attendant, et je pense que je continuerai depuis mon "ailleurs de vie", même après, j'aurai toujours besoin de ce lieu, un journal intime, oui, si l'on veut, mais un lieu où l'on expose son intimité, très impudiquement, parce que ça aide cette illusion que c'est "lu" et - peut-être - partagé, ça donne l'illusion que l'on est moins seul, aussi ? Même si la solitude est selon moi inhérente à l'être humain pour son vrai chemin, inéluctable, mais avec des voisins de cheminement, des copains de route pour un tronçon, ça donne un peu de chaleur.
Seulement voilà ! Il m'en faut ouvrir un autre, et je n'y arrive pas... Recommencer ? lui donner un autre titre ? Un autre look, quitter mes notes et mes poèmes et mes râles et mes prises de consciences, et mes heures à faire et refaire mes notes ? d'ici ? je ne sais pas. Pas envie...
Comme un deuil à faire d'une partie de moi.
Au départ ce blog s'intitulait : "Le cri de Tortue : Un cri dans l'univers, monologue pour de l'amour". Un bloggeur généreux, Koan, m'en a fait la réflexion un jour : "Je m'interroge : Ce serait vraiment une grande et belle chose que l'amour de votre intitulé cesse un jour d'être un monologue." Il avait raison, j'ai peut être plus utile à faire que de crier toute seule, seulement voilà ! chaque chose en son temps, il m'a fallu passer et VIVRE cette étape, j'en avais trop besoin : crier, monologuer dans la stratosphère qui n'était pas assez grande pour contenir ma souffrance et mon cri... Et obtenir des miettes d'Amour, virtuel. Ne plus le projeter - ce cri - dans des attentes envers d'autres humains. Attendre et découvrir que c'était MOI qui allais m'en donner... Ca a payé, entre MOI et MOI, sous le regard de quelques rares autres (mille et quelques visiteurs en 6 mois, dont un ou deux fidèles au quotidien que je salue ici : je vous aime...). Comme un hymne au narcissisme :
"Blog Ô mon beau blog, suis-je la plus belle en ce royaume ? Ouiiiii, car tu y es SEULE !!!"
A présent mon blog porte un autre sous-titre, il me convient mieux : ça parle donc de mon évolution, je me plais à le penser (en fait, j'en suis sûre ! lol)...
Ce que JE me suis donné ici est inestimable. Ca peut paraître galvaudé, mais ça a été une véritable thérapie parallèle [à l'autre], et ça continue... Je me suis réparée, ici, autorisée à être, à me dire, à me mettre en beauté, regardée sous toutes mes facettes, montrée et osé être moi... Face à un "Vaste Monde des Autres" fantasmé. Qui me terrifiait. J'y ai grandi. Je ne dis pas que tout s'est fait ici, mais ça m'y a beaucoup aidée, comme un lieu-témoin, un lieu où poser souvent mes valoches, et me sentir moins lourde ensuite, réparée, restaurée après la pause, un lieu où j'ai mis le thermostat au niveau qui me convient, des bras aimants, accompagnants, un décor, une ambiance, des outils récupérés du passé et transformés, que je me suis fabriqués moi-même, et j'en suis fière ! Comme je suis fière d'avoir découvert par exemple que je suis une fée-fille-de-sorcière... mais j'y reviendrai !
Deux questions existentielles subsistent : 1) Comment faire les C cédille en majuscules, ça me taraude, je ne sais toujours pas !? 2) Et si je choisis Hautetfort comme hébergeur, j'ai cru comprendre qu'il me faut payer pour un second blog (ou plus de Mégas)... finalement, la douleur et les vrais problèmes de la vie c'est simple, et ils portent des noms ! ;o))
*Je précise que si le nid est trop petit, c'est que j'ai grandi bien sûr, et pas que j'ai grossi ;o)) (ce qui en soi ne me causerai pas de tracas mais bon, on connait les mauvaises langues !)
Je continuerai, donc... prochainement, dans un ailleurs inconnu, à créer, à mûrir, à péter les plombs, peut être un clône de celui-ci ? je ne me sens pas prête pour cet accouchement là, mais je sens qu'il est pas loin... Quien sabe ?
En attendant, j'ai encore deux ou trois choses à dire... ici ! Eh oui, je m'accroche à la porte et je n'ai pas envie de fermer les volets, la clé est dans la serrure, la maison reste ouverte à qui veut, je m'aime en hôtesse anonyme, je me suis bien aimée parfois ici... et haïe aussi, et agacée, mais c'est MON PREMIER VRAI CHEZ MOI !
Bienvenue dans l'inconnu, tout est encore et toujours à créer, dans l'ici et maintenant !
18:00 Publié dans Dévider ^~^~Le fil des jours^~^~^~^, Ma blog'thérapie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05.05.2006
Un alcoolisme au féminin, témoignage
Mon alcoolisme actif
(Remonté des profondeurs du blog, besoin de mettre en lumière des tranches de ma vie.)
Quelques bribes de vie d’une alcoolique pratiquante, ça remonte à loin... 18 ans je crois en avril prochain.
J’ai été une femme alcoolique, une femme dépendante et désespérée, et plus ou moins sciemment et consciencieusement, je me suis détruite. La haine. La rage impossible, tournée contre soi, le désespoir, sans issue.
C'est quand le réel est devenu tellement insupportable, que le produit permet une évasion.
Piccoler c'est : s'anesthésier, oublier, fuir, c'est un médicament contre les angoisses... Quand je buvais, j'étais... dans une détresse profonde, sourde.
C'est quand je n'avais plus aucun espoir sur rien, quand j'avais capitulé, quand j'étais quelque part prête à mourir. Même pas quelque part : prête.
Enfin, c’était négliger qu'en ce quelque part quelque chose brillait en moi. Mais aussi probablement une façon un peu spéciale d’essayer d’y accéder. Genre ça passe ou ça casse.
Depuis, j'ai découvert que je pouvais avoir à nouveau ce vécu de mort espérée, mais c'étaient plutôt des morts spirituelles. Et sans produits, aucuns. Les yeux ouverts. Terrifiant.
Quand je buvais, à la fin, je consommais des alcools forts type vodka ou gin, dès le matin à jeun, pour être bien sonnée tout de suite. Pour ne pas voir la réalité. Pour ne pas mourir tout de suite. Peur panique, peur pure. Mais aussi besoin irrépressible, habitude compulsive. Le manque.
Le problème de l'alcool, c'est qu’au fur et à mesure de l'escalade dans la consommation, le point culminant d'euphorie est de plus en plus court, et l'effet anxiolytique de plus en plus inexistant.
D'où la nécessité de répéter les prises. De plus en plus souvent, de plus en plus fort. Ma façon favorite de me torcher, c'était le ricard à sec. Au goulot...
L'alcool aussi assomme au point que le soir tu tombes comme une masse. Et tu tombes dans une sorte de coma. Et quand tu te réveilles, tu n’es plus vraiment vivante !
J'habitais au 6e étage, sous les toits, et des merles chantaient au crépuscule et à l'aube... Avant j'aimais ces chants mélodieux, émouvants et mélancoliques... Mais au pire de mon alcoolisme, j'en étais venue à haïr ces chants d'oiseaux... cette image est l'une de celles qui me frappe le plus, symboliquement.
Inutile de dire les dégâts que cela devait faire sur les neurones. En fait, à part quelques pb de mémoire (mais j'en avais toujours eu) je n'ai aucune séquelles physiques, aucune traces sur mon visage, je suis une miraculée, dis-je !! même pas le foie, ni la vésicule, même pas quelques veinules pétées sur le visage, ... rien. Rien qui saute aux yeux.
Car les traces elles sont en dedans. Elles sont spirituelles et existentielles. Et le plus important à retenir de cette maladie, c'est qu'elle n'est qu'un symptôme d'une maladie bien plus profonde.
Les alcooliques (j'en ai rencontré des milliers, participé à des colloques, lu des livres, discuté avec des alcoologues, etc..) sont en quête d'un absolu. L'alcoolique est excessif (...) il ou elle veut tout, tout de suite. Arrêté dans sa course, trop tôt. Il est comme un bébé qui réclame à cor et à cri sa tétine... Le regard de sa maman, une caresse, de la sécurité, de l'amour....
L'alcoolique est un blessé de l'âme, un insatisfait, un enfant immature, un carencé affectif.
Cette toxico-dépendance survient lorsque aucun des pansements habituels à la disposition des humains n'est plus disponible : amour, écoute, satisfactions narcissiques, sécurité financière et affective, etc. Une opportunité, une insidieuse manie, l'alcool est disponible partout (plus directement accessible que d’autres drogues, il est licite), il console, fait oublier, c'est le règne quelques instants des chimères, tout à coup la vie est plus légère... Ensuite, c'est la chute, inexorable...
Au pire de mon alcoolisme, je buvais à jeun le matin, et à mon travail. Je cachais une bouteille dans le tiroir de ma table (j'étais maquettiste dans l'édition) et je me penchais sous mon bureau pour boire... croyant (les alcoolos deviennent cons) que ma collègue face à moi ne voyait rien, n'entendait rien, ne sentait rien !!
Une autre astuce, c'était de cacher la bouteille dans la chasse d'eau des toilettes... J'ai découvert plus tard que je n'avais pas le brevet d'exclusivité de cette méthode (les alcoolos sont inventifs)... et on a bien rigolé tous les deux en se racontant nos histoires de pochtrons !!! Alors : tu mets ta bouteille dans l'eau de la chasse, ainsi elle est bien au frais... et tu vas aux toilettes aussi souvent que tu as envie/besoin de boire... Inutile de te dire que tu es vite suspectée d'avoir une cystite, ou pire. Puis tout le monde je suppose te repère dans tes allées et venues et tu es démasquée, titubante, l’œil explosé, mais personne n'ose rien te dire !!!! Et toi, tu crois que personne ne voit rien (les alcoolos se mentent à eux mêmes).
Chappe de plomb sur l'alcoolisme, tabou social, beaucoup plus que d'autres...
J'avais aussi une planque dans une réserve, une sorte de recoin où l'on mettait les archives... Et quand je n'avais plus de carburant (les alcoolos sont compulsifs), j'allais prétexter que je voulais m'acheter du lait (les alcolos mentent aux autres) ou des cloppes... et je revenais avec une fiasque d'un infâme rhum frelaté ou bien une grappa de derrière les fagots de l'arabe du coin !!! tord boyaux, arrache tripes.
Peu après avoir arrêté de boire, j’avais dû aller voir un spécialiste, suite à mon accouchement. Lorsqu’il a vu mon corps, j’étais bleue-violette-jaune un peu partout. Lui il a pensé très fort : violences conjugales. Les violences étaient présentes, oui, mais pas physiques, elles étaient verbales. Non : des chutes, dans l’escalier, ou chez moi sur le meuble qui se trouve devant toi.... Je ne sentais rien. Anesthésiée. Tu restes par terre, jusqu’à ce que tu te réveilles. Et là, tu as envie de mourir.
Ce corps tant maltraité. Il m’a fallu encore bien des années pour que je comprenne à quel point je lui avais fait du mal, combien ma haine de moi c’était mon corps qui en avait accusé le coup. Cette période est un enfer, je n'avais pas replongé dans ces souvenirs (flous) depuis longtemps. Toutes ces humiliations...
Une fois, j'étais bourrée, je me souviens qu’un homme m'a interpellée, et je suppose sans trop d'insistance, a réussi à me sauter sous un porche, je me souviens par contre très bien où... car lorsque tu dégrises, tu as honte de toi. Terrible, la culpabilité que l'on a. La honte, la haine de soi.
Tout à fait à la fin, je me souviens avoir quasiment monnayé l'achat d'une bouteille d'alcool en échange de mon corps. C'était la fin, mon fond à moi... Ma mort spirituelle. La plus glauque, la plus pathétique et la plus sordide... C’est ce qui m’a donné le sursaut, l’envie de demander de l’aide pour m’en sortir. Jusqu’après une tentative de suicide soigneusement ratée, ho, juste un appel à l’aide.
On ne s’étonnera pas ensuite que je ne me suis pas donné le droit au plaisir durant toutes ces 15 dernières années ?
... Et durant tout ce temps là j’avais eu un bébé, ma fille... Petite vie de petite fille que je n’ai pas pu accueillir dans la mienne. Ma blessure. Mais ceci est une autre histoire.
Quand j'ai arrêté de boire, je n'ai plus eu envie de rien, pendant DES ANNEES. Plus aucun désir. Rien. Je ne pouvais plus rien faire, je n'avais plus de carburant... cette énergie il a fallu des années de dépression et de souffrances et de travail sur moi-même pour aller l'extirper là où elle était enfouie... pas enfuie ?
Se débattre dans le noir. Mais continuer.
Des années, mais un instinct de survie, surpuissant, ça, oui !
********
L’alcoolisme n’est qu’un symptôme, une maladie mortelle certes, mais à présent je le mets dans le même sac que mes autres dépendances. La Dépendance, maladie dont je suis en train de me libérer : dépendance affective, boulimie, anorexie, désordres alimentaires, achats compulsifs, endettement, cyber dépendance, difficultés à assumer une vie professionnelle, immaturité affective, le tout dans un contexte dépressif plus ou moins aigu.
*******
(Dessin d'ouverture : "Petit Prince is on crack !" de Seb. mon fils)
08:15 Publié dans Torturations lucides et nécessaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Plein le dos
Mon dos m'a dit STOP ! ... 12 jours qu'il est bloqué.
Je suis en CRISE de GREVE GRAVE de TOUT !
Crise de marre d'être COURAGEUSE...
... De "Stop aux combats de titans" !
Me voilà dans l'impuissance physique, coincée.
Dois-je en passer par là pour apprendre à me ménager et à prendre soin de moi ? Tomber terrassée au sens propre physiquement ? Etre moins entière dans mes combats ? Mais je suis comme ça !!!!
Mon être émotionnel et intuitif je ne l'écoute pas assez cette petite voix là... ! celle qui est bonne et non jugeante pour moi. Quand arriverai-je à prendre soin de moi ? Je sais que je progresse, mais bon, merde, c'est long et ça fait mal ! (d'apprendre à me faire du bien, grrr). Me suis quand même acheté (si si) un roman, et réussi à en lire 4 pages, et même deux jours de suite autorisée à dormir dans la journée ! (attention réveils : dangers !). C'est incroyable, on pourrait me croire active le reste du temps, mais n'en croyez rien : à part mes bénévolats, je ne fais que du PC et télé, je ne fais pratiquement pas le ménage, ni la cuisine, ni de courses, ni la vaisselle, ni rangements, ni repassage... Depuis peu je dessine un peu, j'écris beaucoup, je réponds à des mails... J'occupe mon isolement comment ? Je crois qu'il me faut un temps énorme pour tâter du bout des doigts que je suis vivante et mes véritables besoins... Un temps énorme pour me pardonner ma vie écorchée et accidentée, et m'autoriser à être moi selon mes propres rythmes, à m'autoriser à être bonne avec moi. M'autoriser à être tout simplement.
Il y a 3 ans 1/2, il aura fallu que mon mari risque de me tuer pour que je "sente" la peur et quelque part très très loin mon envie de vivre... ma petite flamme... Ce jour là j'ai sauvé ma vie, mais le chemin a été long !
Demain, malgré tout, la tortue n'abandonne finalement jamais sa quête narcissique et SURTOUT, elle a TANT besoin de tendresse... , je rencontre X. pas très beau, pas très grand, pas très mince et pas très jeune (mon age : c'est à dire ca(tato)nonique pour les hommes, je suis de mauvaise foi, mais je rappelle au lecteur ahuri que MOI je suis une adolescente !) et en couple ! mais gentil, doux, attentionné et fin.
Dimanche j'ai rencontré P., beau (argghhh), jeune, vif, magnifique (pffft), 9/10 en complicité et plaisir, mais mutique, humainement maladroit, et qui malgré le bouquet de fleurs s'en tape de moi... un étranger, quoi ! Mais quelle adrénaline ! Bon, on dirais que je continuerais mon sevrage de certaines drogues, OK ?
27 avril
J'ai pété les plombs ce jour là à ce sujet justement, (j'avais déjà super mal au dos) car mon amie M. avait l'air de suggérer voire d'imaginer (quelle impudence !) que j'aurais la chance insigne (voire le DON ou la capacité) d'avoir trouvé, un mec plausible ! Style un amoureux tu vois, enfin bref, le délire total, l'impossible, j'ai toujours pas compris comment faisaient les "autres" d'ailleurs...
Alors le pauvre X. en a pris plein son matricule par la même occasion, j'ai lâché ma colère : « Faudrait voir à pas croire que j’ai trouvé un mec sympa, attirant et gentil et qui va même pas b**** toutes les s***** qui lui passent sous la b*** ! » ça serait trop beau ! mais putain de bordel de dieu, pour une fois que je trouve un mec sympa et attentionné, faut qu’il soit pas beau, vieux, et marié !!! et j’ai même pas le DROIT d’avoir un mec qui me PLAIT physiquement et qui soit tendre et attentionné ? merde !!!!!!
Donc peut être que le ton léger de M. était en tel décalage avec mon état d’esprit que j’ai réagi avec une totale mauvaise foi en accablant le pauvre X, moi qui rêve d’un VRAI amoureux, merde… (pleurs) d’un homme qui m’attire sexuellement et qui me plaise à regarder, et qui respecte mon histoire et que ça ne perturbe pas de savoir que je suis douloureuse parfois… Mais tellement pleine de richesses et de choses à donner (ça viendra, allez ma tite tortue, t'en as croisé, ils existent !)
J’ai la rage, je m’autorise à trouver ma vie à chier, et je m’approprie le droit et l’ENVIE d’avoir plus de confort de vie, et que ça soit moins globalement merdique. Je crois vraiment que j’ai « pris sur moi » quelque chose ce WE… quoi ? je sais pas. Je pense qu'avec ma fille c'est lourd, mais je crois que ce que j’ai pris c’est le poids de ma propre VIE et de ma responsabilité et de ma propre solitude, que c’est la douleur d’un deuil lourd de conséquences et un passage à autre chose, et que je trouve ça lourd à assumer, et que mes reins me le disent.Je crois que ma colère était faite de : trop injuste ! je rame tout le temps, j’en chie, je me bats, j’avance avec ma fille dans la douleur (j’avance certes mais c’est pas un tapis de roses !), je souffre, je suis triste si triste ! Et j’ai peur, et j’ai pas de pognon, pas de taf (et pas envie) et en PLUS je dois courir à deux heures de chez moi avec un LOMBAGO, pour une séance qui me coûte 50 euros, avec des résultats mitigés, que j’attends avec de moins en moins d'impatience… Encore de l’inconfort et des efforts et du stress… la RAGE quoi ! Même pas une voiture pour me déplacer, même pas quelqu’un à appeler, toujours les renoncements, les frustrations, les efforts, et surmonter les épreuves habituelles de la vie !
Ras le bol des difficultés, ras le bol de la souffrance, marre d’en chier tout le temps, envie de souplesse, de fluidité et de douceur, et d’un peu de CHANCE mais de la bien concrète tu vois, de la palpable quoi ! Marre d’être une SAINTE qui accepte qu’il faille souffrir pour changer et de payer le PRIX FORT !
Je n’ai pas une grande liberté d’action, seulement celle que je me bats pour dégager, ni physiquement, ni matériellement, ni chez moi, ni pas tant que ça encore face à ma famille, ma thérapie devient compliquée à gérer, le soutien de celles que j’aime arrive au compte gouttes (sauf un ou deux !) et ils sont tous loin, j’apprends la réelle solitude, je combats tout le temps, je souffre dans mon corps, je suis très fatiguée, je manque d’énergie… alors parfois ça DEBORDE !
Pfft… Bon voilà, c’était mon coup de gueule, trop c’est trop. Je me sens bien con, là maintenant ! Je fais quoi avec tout ça ? Pfft… ça soulage, au moins !
27.04.2006
Constellations et nouvelles filiations magiques
La petite flamme en moi,
j'ai creusé très profond
et très longtemps
sous les décombres
et je l'ai retrouvée !
Elle brillait, un peu faiblement mais doucement,
depuis tout ce temps...
Elle n'est pas encore très au point :
parfois elle a des ratés comme un chalumeau,
parfois on croit qu'une bourrasque trop forte
l'a éteinte,
mais elle est là et elle brille vaillamment !
C'est elle qui me guide...
A propos de certaines démarches délicates où j'ai entraîné récemment ma fille, pour tenter d'amorcer un atome d'issue à sa situation de blocage total, je réalise ce lien qui se crée (c'est autour de moi qu'on me le dit, et S. m'écrit : "ce fil permanent, que tu ne voyais pas jusqu'ici et qui émerge entre ta fille et toi, il est plein d'amour et de peur") Oui ! je réalise que j'ai (enfin) peur pour elle… je sais que j’ai eu souvent peur de ne pas savoir m’occuper d’elle, ou peur d’elle, mais peur pour elle, je ne crois pas. Pas comme ça ! Ah la la à quel point ! Et cette tristesse insondable qui m'a engloutie depuis mardi, est aussi peut être un peu la sienne, si masquée, que je prends un moment, en maman ? et cette fatigue qu’elle porte sur ses épaules, elle si droite, si raide ! Et moi, ce dos bloqué depuis...

Naissance d'une étoile (ma fille)
Je dois garder la foi en ma flamme, et en elle, ma fille, si elle acceptait de venir y réchauffer son cœur d’enfant solitaire et murée, et puis continuer à avancer, c’est tout. Accepter que mon cœur de maman saigne enfin… Il a déjà saigné beaucoup, mais d’une façon plus passive, alors que je puisse le « dire » avec mes tripes, de la colère et de la tristesse et de la rage de ne pas laisser faire, c’est nouveau. Peut être que « ça » c’est thérapeutique pour elle.
Lors d'une note précedente, je découvre qu'étant irrémédiablement et biologiquement fille de sorcière et pour parer la fatalité toxique générationnelle : sorcières de mère en fille, j'ai une issue : devenir une Fée-Fille-de-Sorcière, pour neutraliser certains pouvoirs maléfiques...

Tortue, fée-fille-de sorcière et finalement, fière !...
J'avouerais que quand j’ai trouvé ce truc là, (et cette illustration de PrincessH, à laquelle je m'identifie beaucoup dans ma rage actuelle de me battre contre certains héritages toxiques) quelque part je me suis sentie « forte » et « à ma place exacte au monde et dans la constellation » enfin c’est difficile à expliquer… S., Grande Magicienne Patentée, déclare et je sourscris avec gravité, car ça n'est pas une blague : "J'adore les fées-filles de sorcière, ce sont les plus fortes, elles connaissent tous les contre-pouvoirs, les potions de désenvoûtement, etc... et on la leur fait pas, elles en ont vu d'autres ! Non mais !"
Oui, j’ai pratiqué les désenvoûtements : j’ai testé sur moi les maléfices de ma sorcière de mère - et je connais certains contre-pouvoirs, je suis encore débutante (apprentie fée-sorcière en somme) mais j’apprends vite en ce moment !
Et ma fille est petite fille de sorcière et fille de fée...
L’envoûtement ne passera PLUS par nous : j'ai la certitude à présent que j'ai tous les pouvoirs en moi pour protéger ma fille...
20:45 Publié dans Torturations lucides et nécessaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2006
Je me choisis !
Achever ce blog sur une note constructive :



Je me choisis
Je ne veux plus me nier,
Nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J'ai le droit de respirer, de me dire,
J'ai le droit de dénoncer, de penser, de crier,
J'ai le droit d'exister.
Je veux vivre debout,
Être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m'aimer,
Je veux rêver, rire, m'épanouir.
J'ai besoin d'air, j'ai besoin de m'écouter.
J'ai besoin de décider pour moi, avec moi,
En fonction de mes besoins à moi,
De ce que je veux faire de ma vie.
J'en ai marre de vivre en fonction des autres,
Pour être aimée.
J'en ai marre de faire des courbettes,
Pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie
Je choisis de vivre mes sentiments,
Mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu'au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d'essayer, de me tromper,
De recommencer, d'essayer encore, et de réussir.
Pendant la transition, J'accepte ma souffrance, ma déception,
J'accepte mon insécurité, mon désespoir.
J'accepte ma colère contre les autres,
J'accepte ma colère contre moi,
De m'être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu'avec le temps,
Ces sentiments vont s'atténuer et disparaître,
Remplacés par le pardon. Je sais qu'avec le temps,
Mon coeur va guérir d'avoir été mal aimée et d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu'avec le temps,
J'accepterai d'oser à nouveau,
De tenter l'expérience,
D'aimer et d'être aimée....
... et puis cette chanson canadienne, note d'espoir, et j'espère être amenée à le dire un jour :
JE ME CHOISIS
de Jean Robitaille
Je me choisis pour être libre
Libre d'aimer, libre de vivre,
D'être moi-même, même si je t'aime,
Et ne plus être esclave de mes peines,
Je prends ma place, mon espace,
Non je ne marche plus dans ta trace
J'accepte maintenant que pour grandir
Je dois accepter de souffrir.
Je me choisis pour ne plus faire
N'importe quoi juste pour te plaire
Je suis ma route , coûte que coûte
J'entends ma voix et enfin je l'écoute
Je suis capable, responsable,
Non je ne me sens plus toujours coupable.
Et si on se rencontre en chemin,
J'aurai tout mon pouvoir en main,
Je me sens fragile , c'est pas facile,
D'aimer et de rester soi-même
Mais quand je reste près de mon être
Plus je suis moi et mieux je t'aime.
Je me choisis pour être honnête
Et pour mieux me connaître
Je fais confiance, je sais j'avance
Et je te dis tout c'qu'au fond je pense,
Je prends plus la fuite, j'pose mes limites
Même s'il faillait qu'un jour on se quitte
Mais si c'est moi que tu choisis
Ce sera moi telle que je suis.
BIENVENUE à TOI
13:20 Publié dans Torturations lucides et nécessaires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.04.2006
Sorcières de mère en fille
Retour de la campagne 19 avril 06 : résultat mitigé… et amer
L'amer
de ma mère,
la sorcière
Le séjour à la campagne s’est globalement bien passé, (voire très bien grâce et avec les jeunes, sauf avec la sorcière) enfin... SAUF que j’ai eu une discussion sanglante avec ma mère juste avant de partir, et que réellement, je crois que je ne peux plus DEFINITIVEMENT la supporter car elle s’aggrave… Bon je vais peut être grandir et devenir indifférente, mais là je suis saturée. Grave. Tourneboulée… Globalement, elle est irrécupérable, je n'ai jamais eu et n’aurai JAMAIS aucune intimité avec elle (beurrkkk, pouah) ! Elle est grave et dangereuse, toxique et totalement irrécupérable.
Je suis revenue la terreur au ventre de ce que j’ai entendu dans la bouche de cette femme (ma m… cette salope, garce, monstre et sorcière , etc..) et la peur encore d’avoir osé proférer certaines choses qui l’ont amenée à me dire de me taire (ce que je n’ai pas fait et pis elle est sourde son sonomètre déconne, donc ça aide pas) Elle a battu en retraite, souhaité stopper la discussion, mais elle ne capitulera pas.
De l’argent m’a été donné (ah ? sous conditions !), donc quelque part je suis redevable de ne pas faire de conneries avec (!), donc elle estime avoir un droit de regard sur mon projet d’achat de maison, ce que j’ai très mal pris, et lui ai dit :
- « Tu ne me fais pas confiance, je ne suis pas assez grande à présent ? Tu veux donc contrôler ! »
- « Mais non ! Tu déformes tout ! C’est pour ta propre sécurité » …
- « Ah ! parce que tu estimes que j'en ai besoin ? »
- « Mais, on s’inquiête !!!!... » (« On » : les angoissées de la touffe, le clan des gouverneurs, des notables, des installés, des violeurs, des abuseurs, des banquiers et de ceux-qui-savent-comment-on-fait-avec-l’argent)
- « Alors tu ne me fais pas confiance ! »
- « mais si, je t’ai fait confiance depuis toujours, tu ne vois pas ? » (traduire : "j'ai subi en souffrant tes écarts de conduite...")
J’ai dit un truc que je pense sur son père (ton père ? ce « tyran » !…) car dit-elle faute d'arguments, « il faut qu'elle fasse comme lui » [sic], qui lui a donné des conseils pour son achat immobilier (il y a 50 ans de cela !), et là elle est carrément sortie de ses gongs... C’était la parole de trop, elle a sifflé une pseudo méchanceté sur les pseudos futurs thérapeutes comme moi, qui disent des choses qu'ils ne devraient jamais dire parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils disent avec de tels termes bien trop "forts" (donc à ses yeux, cousus aux fils mercantiles - ça rend débile - quand on est psy on serait là pour lisser les choses et passer de la pommade, ne pas appeler un chat un chat, ce qui en dit long aussi sur sa peur viscérale et sa haine et sa méfiance bien compréhensible, remarque : et pour cause ! de mon choix de métier) j’ai fini par lui expliquer qu’elle avait le droit de l’aimer-respecter-rester-soumise [disons] - il est mort il ya 20 ans ! - mais que moi j’avais le droit d’avoir mes propres ressentis et qu’ils ne soient pas les mêmes que les siens…
Donc elle continue d’idolâtrer et de rester loyale à des règles ancestrales, et à l’image d’un vieux con tyrannique et borné et facho, son père… dont mon tonton co-financeur est la réincarnation. Je vois là toute la portée de ce que dit Alice Miller (j’ai fini « C’est pour ton bien » durant le séjour, que de similitudes affolantes pour moi, avec une éducation d’une autre époque chez les bourgeois de province ! ma mère a quand même 85 ans ! Pathologie trans-générationnelle...). La pauvre folle, elle a lâché bien plus de trucs qu’elle ne l’a voulu et même vu !
Argh
Bref, je crois que j’ai posé des choses pour me respecter au fond de moi, avec force, mais à chaque fois ça l’a mise dans une peur panique, je suppose que celle que je deviens réellement est insupportable au plus haut point (je deviens MOI, un scandale ! on a pourtant tant lutté quand j'étais petite pour que ça ne se fasse pas), elle a monté dans le ton du sadisme et de l’excitation perverse, celle que je hais plus que tout : ma mère ! à la fin elle était hors d’elle (dès qu’elle peut pas « entendre », elle me demande de me taire) donc je crois que c’était important pour le principe seulement - ce que j’ai fait, mais au final, je crois que je me suis mise toute seule en danger dans mon projet, en acceptant de lui en parler, car visiblement il est « suivi à la trace » ! et je n’ai plus qu’une envie, éloigner cette toxicité qu’elle a cette vieille, elle est pire que de l’uranium enrichi, ça te colle à la peau (et je passe tout ce qu’elle dit, et surtout ses comportements !). C’est cancérigène, ma mère !
Ma propre mère, dont je vais m'amputer,
pour pas mourir de son cancer mental,
affectif, émotionnel, spirituel, physique et humain...
(un deuil, quoi)
A présent j’ai « VU » comment on est ficelé, ficelée dans la nasse de l’argent familial, je ne sais pas comment expliquer ça, je l’ai ressenti PHYSIQUEMENT ! Je me suis « VUE » en prison ! Dans un cul de sac : ils ont le pouvoir puisqu’ils ont l’argent (et moi non, et je l’ai accepté donc je suis - j'ai été - prisonnière de leur système), et leur demande c’est le contrôle pour rassurer leurs vieilles angoisses de notables normands névrosés. J’ai demandé à ma mère si par hasard je devais rendre des comptes en quelque sorte puisque cet argent m’avait été donné, et là elle a sauté au plafond, nié ma formulation, puis rajouté qu’elle souhaite juste :
- « un droit de regard, que mon projet « LEUR » soit soumis » (leur : le « clan » de ceux qui « savent »)
- « Donc "vous" craignez que je fasse des bêtises avec "votre" argent ... ? »
- « Mais nonnnnnnnnnnn !!!! Je n’ai pas dit ça ! Comment tu interprètes ! Tu exagères tout ! Je veux juste être consultée, pour m’assurer que tu as pensé à tout… les impôts locaux, par exemple, etc… ».
Irrécupérable…
Argh
Et lors de l’achat de mon appartement, je ne me suis pas enquise de tout ce qu’il y avait à faire SEULE comme une chef et pour une première fois ? ben nan, ça compte plus ! Tant ce que ces vieux phacochères sont en vie, les enfants sont des irresponsables (elle avait 60 ans quand j’ai vu son père lever la main sur elle pour la gifler… "Elle" a oublié "ça"... le déni, ce merveilleux étouffoir de l'insupportable et de l'inadmissible) et plus elle vieillit plus elle est insultante dans sa façon de tout contrôler… vérifier par elle même que tu fais tout comme il faut (bientôt elle va vérifier si je me torche correctement !) et de tout contrôler, c’en est vraiment vraiment alarmant, même, à quel point elle s’aggrave dans ses névroses.
Pft… elle est grave ! et dire qu’elle souhaite qu’on remette ça, un séjour, en mai !!! Donc la dispute a glissé sur elle émotionnellement, mais pas dans le principe, j'en suis convaincue ! Et en se séparant elle a conclu (on s’était engueulées 3h avant…) « ça c’est bien passé ! mais faudrait que tu dises à Mehdi de surveiller son poids »… irrécupérable je te dis ! Une vieille sorcière. Même les voisins le disent.. poliment mais c’est pareil ! :
- « Elle a pas changé ta mère, c’est la volonté qui la tient debout…»
Elle a fait une autre putain de réflexion de salope… (pardon, mais ça soulage...) Mehdi il a vu à quel point je la haïssais, pas pu me cacher :
La vieille télé de là bas a cramé dès qu’on l’a allumée (trop drôle en passant, la fumée que ça fait !), et je disais qu’il y en avait des pas chères à 50 ou 60€ et elle a eu un ricanement sadique, ça l’a vraiment excitée, style elle bavait du venin (elle était verte de rage qu’il y ait une télé dans cette maison, c’est bien trop de plaisir et de facilité tu penses [le plaisir c’est beurkk caca] ! et puis elle l’avait acceptée contrainte et forcée pour sa soeur qu’elle accueille là-bas « par devoir familial » [beuurkkk] qu'elle ne supprte pas, vipérine, qui est téléphage et en très très mauvais état psychique et physique, ma mère étant carrément sadique avec cette sœur là, enfin bref !**) donc elle était trop contente cette salope que la télé clamse : « Super on va faire des scrabble et des pictionary ! », alors et elle a dit d’un air méchant : « Tu voudrais acheter une TV alors que tu peux même pas assumer tes charges ? ma pauvre, tssst… » Sous entendu (par moi) : « c'est moi qui les paye, tu es -encore- irresponsable, dépensière, et vraiment ça me confirme que tu n’es pas raisonnable ». Ah oui, car le plus important dans la vie, c'est de payer ses charges de copropriété, c'est pas d'essayer d'écouter ses vrais besoins, ça c'est sûr ! Enfin, moi, je pensais surtout aux jeunes, pour la télé, et à moi aussi... et je l'avoue, oui, à ma vieille télé de chez moi qui a 20 ans facile, que j'aurais subrepticement échangée contre une neuve ! J'avais les 50€ tant pis. C'est chez elle, après tout, qu'elle s'y réfrigère dans son acide et sa bile jusqu'à la fin des temps !
Ca m’a d’autant plus blessée que dieu sait que je compte et que je me prive, j’ai même repris mes comptes sur Excel ce mois-ci et mon petit carnet de dépenses que je tiens à jour pour chaque centime dépensé !
**Comme dit Alice Miller tout cela en dit long sur les frustrations, les humiliations et autres maltraitances qu’ils ont subies, durant leur enfance, ce n’est pas un scoop, mais j’en ai eu confirmation, là.
Je me suis trouvée devant un mur immense et énorme hallucinant de déni que je n’avais jamais approché d’aussi près…
Une amie a assisté un jour à une de nos discussions d’argent : elle dit qu’elle a ressenti chez ma mère du « mépris » !!! Je commence seulement à réaliser qu’elle avait raison, cette amie ! Ma mère a du mépris (inconscient, car officiellement elle a de la compassion) sur le déroulement de ma vie et de mes accidents de vie, et concernant la question d’argent elle méprise mon incapacité à rentrer dans le moule sécuritaire facho familial…
Du coup j’avais apporté les charges de copropriété pour les lui donner à payer (360€) et puis les 100€ de plombier, je me les suis ravalés, ils seront déduits de l’argent du tonton flingueur… Car pour l’instant, réellement toujours totalement incapable de bosser, pas la force et donc pas la priorité c‘est comme ça… Pour l’instant j’ai besoin de m’approprier mes ressentis, mes quotidiens, mes rythmes réels de vie. Ca viendra, cette motivation de taffer, quand j’aurai changé de lieu de vie. Mais je ne vais plus lui demander de pognon, qu’elle me donnerait d’ailleurs. Je m’endetterai à nouveau s’il le faut, comme tout le monde, pffttt. Mais j’assumerai.
Merde !
Quand je suis partie de là bas hier - j’ai remporté plein de choses, et je me suis dit que je disais « adieu » à ce lieu, car pour y aller je dois y retourner avec elle (la voiture !), je ne sais pas… je ne sais plus. Donc j’ai commencé à faire ou à tenter de faire le deuil de ce lieu de ressourcement extraordinaire ! il y a toujours des choix à faire dans la vie… En général quand je quitte ce lieu je suis très très triste, toujours bcp de chagrin (depuis que j’ai accès à mes émotions)… là c’était encore plus amer avec une sombre détermination… Ne pas la laisser me saboter (« Mais tu es affreusement excessive dans tes ressentis ma pauvre ! » dixit la sorcière) Pourtant là bas je me sens bien plus en sécurité (c’est fou ça !) que chez moi ici, et d’ailleurs je dors profondément et j’ai fait plein de rêves toutes les nuits ce qui ne m’arrive jamais ou rarement ici dans l’appartement… j’y vois un signe, de la différence de sécurité et d’encrage des lieux…
Quoi qu’il arrive, ne pas laisser saboter ce qui a commencé à briller en moi… Et continuer à avancer et à faire mes choix
Jeudi 20 avril : Trop de menhirs encore sur la calebasse !
Réveil broyée au mixer multitâches.
Moi, fille de sorcière... et fière !
...je devrai dorénavant éviter ces (les) discussions avec la Sorcière-Mère, donc il me reste à savoir quelle attitude choisir lorsque j’entends un discours humiliant (dont elle n’a même pas conscience). Un discours où elle se contredit, où elle nie à chaque fois que je reformule pour tenter de vérifier le sens réel. Du « SENS » à ce qu’elle dit ? Non, ça n’a réellement aucun « sens » dans quelque sens qu’on le prenne, sinon une pression exercée sur moi, pour se soulager, ce ne sont que des ramassis d’angoisses, de peurs ancestrales, de reproductions de ce qu’elle a connu elle-même… et moi je subis encore avec mon hyper sensibilité, je suis encore le bouc émissaire, celle à qui l’on peut continuer de déverser cette pathologie familiale, car mes sœurs sont passées au travers, moi je suis l’enfant symptôme comme on dit…
Enfin... j'étais !
Dialogue de sourds, où je ne sors pas vainqueure ni elle d’ailleurs, donc inutile. C’est d’autant plus percutant que ma formation et ma thérapie me font ouvrir les yeux sur la pathologie et la toxicité de tout ça.
Je suis une exclue, une apatride, car c‘est de ma famille dont il s’agit, ces bourreaux qui m'ont ligotée avec leur argent et leur façon à eux de me dire que je suis des « leurs » avec injonction de rester loyale aux lois en cours, ne pas dire ce que l'on pense, de pas élever la voix etc... Leurs buts dans la vie, leurs certitudes, leurs croyances n’ont rien à voir avec moi, ça n’a rien à voir avec mes projets de vie, et ce qui me semble beau et heureux… Et je devrai pourtant faire avec « leur » argent, pour m’en sortir… Je suis dans un beau merdier ! Fait gravement chier tiens !!!!
J’ai à la fois la rage et la honte …
Ma mère est bien trop loin dans son déni pour admettre qu'elle me juge méprisable, mais qu’elle soit incapable de me soutenir dans un beau projet de vie… ça oui, je veux dire de façon douce et aimante et encourageante et fière de moi, ça c’est sûr ! Juste que le but de la vie ça n'est pas d'accompagner nos enfants dans leur désir de grandir ? (quel que soit leur age !) Juste que pour elle je m’aventure en terrain plein de dangers atroces et que c’est une corvée de plus à ses yeux, une truc super-hypra dangereux que je vais faire et que j’aurais besoin de toute la smala pour me conseiller, pauvre tête de linotte que je suis ! Juste qu’elle ne me fait pas confiance et qu’elle ne le sait pas, et qu’elle ne le saura jamais. Juste qu'elle ne peut même pas concevoir que ça peut être beau un tel projet, et joyeux et plein d'espoirs... Un rêve (elle a dit de moi aussi : Je crois qu'elle rêve !!! Oui, j'ai un rêve... Et tu ne me tueras plus). Même lorsque j’aurai (...) une maison (photo suggestive), et une profession rémunératrice (encore 2 ans mini) elle n’aura pas confiance en moi, c’est inscrit en lettres de feu pour moi uniquement parce que j’avais des failles, ma sensibilité, des besoins autres dès le début ? bref, elle fait avec moi comme on a fait avec elle, et de plus comme me le rappelait justement une amie hier pour elle-même, il me faut accepter que jamais ma mère et une partie de la famille, n’accepteront que je suis « différente » avec d’autres aspirations que les leurs. Et pourquoi le feraient-ils dans leur confort de vie bien coulée dans le béton ? Ils n’ont eu aucune raison durant 55 ans, pourquoi soudain maintenant ? Parce que je fais un travail sur moi-même dont ils n’ont même pas idée ? Transformations profondes, ouvertures des yeux qui je le crois de plus en plus dérange TOUT LE MONDE ! Et continuer cependant. Ne jamais espérer être reconnue, approuvée, aimée pour ce que je suis par les « miens », c'est comma ça. Je le savais déjà, mais confirmation : je dois donc vraiment avancer seule.
Je me sens encore une fois atteinte quelque part en profond, cependant, je garde juste dans un coin, bien encrés, bien stockés, les quelques bons moments passés là bas, seule, avec mon chien et évidemment avec les jeunes… Aujourd’hui ils sont là. Tant mieux.
C’est donc que tenter de dire en face « MA » vérité à ma mère (qui n'en porte que le titre biologique [beurrkkk...])et à certains autres, ne fait que me blesser, et que pour garder ma dignité face à ça, ben ya rien à faire, jamais de réhabilitation, sauf à mes propres yeux, renoncer à tout jamais, juste avancer selon mes croyances et mes besoins, et ne plus écouter que ceux qui savent qui je suis et ce que je vis vraiment… Faire le deuil, avancer toujours plus loin dans l’achèvement de ce deuil.
Et faire du beau avec mes bobos !
Bon, je reste terrée dans mon trou… j’attends que ça se tasse là dedans et d’avoir un peu de recul.
Trop de menhirs sur la carapace aujourd'hui ! pffttt
En conclusion : accepter qu’il faut encore du temps pour s’éloigner de toute cette toxicité et… raison de plus pour mettre encore plus de kilomètres entre "certains" (mon ex mari dans le même sac) et moi et ma fille, lors de cet achat ! Et de surplus, ça sera moins cher, hé hé !
Solution : devenir une fée-fille-de-sorcière, pour neutraliser certains pouvoirs maléfiques...
Abracadabra...
On peut rêver, non ?
17:00 Publié dans Ma blog'thérapie, Torturations lucides et nécessaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.04.2006
Tant d'années...
Ce soir, ma fille (tout arrive !!!!) son copain, mézigues et Théo-le-toutou bien sûr ! nous partons d'ici, mais nous allons "là bas"... tous ensembles !
Après tant d'années !
Quatre jours 1/2 pour savourer ce début de printemps sans air frelaté...
Partir pour respirer un peu d'air frais, pour voir des feuillages bruisser et des oiseaux s'ébrouer...
Depuis le temps que j'en rêvais de revoir ce lieu que j'aime, lieu de ressourcement, lieu de paix. De partir de la ville, en attendant de trouver ma maison à moi... et alors je n'aurai plus besoin des voitures des autres, ou du pognon des autres pour y vivre, y puiser mon énergie, rentrer au port après les tempêtes et poser mes valises, me ressourcer, mon lieu de paix à moi toute seule... (p*** ça me fait un effet fou d'écrire ça !)
La présence de ma daronne gâche un peu le paysage, le rêve va avoir des ratés, mais pas grave, on est en FORCE ! Elle sera désamorcée. Et puis quoi, bon, c'est elle qui loue la voiture, hein ! Pas cracher dans la soupe, et je sais qu'elle est si surprise de ce qui arrive (son impossible idéal de famille bourgeoise unie, en fait explosée et désunie) qu'elle y mettra beaucoup du sien, comme elle sait faire. Et accessoirement c'est "sa" maison, et elle y tient, à "ça" ! Elle nous a assez emmerdés et dégoûtés en tentant névrotiquement d'y imposer sa patte crochue qui s'accroche à des idéaux révolus qui n'ont jamais existé que par sa seule volonté... et qui sont tombés en poussière !
Tant d'années à croire qu'il fallait y croire !
Mais ce qui est le plus précieux en réalité dans ce wouikinde prolongé apparemment anodin, c'est surtout que c'est une suite logique (que je n'aurais osé rêver !) de ce qui se vit depuis peu chez moi, dans mon "foyer" qui n'en portait plus le nom (souvenez vous, une rescapée au milieu des décombres...)... Entre ma fille son copain et moi, - et Théo le gentil cabot - cette vie, cette animation, cette chaleur, cette gaité, les rires et des repas même parfois (!) (...) Ces membres isolés d'une famille (celle que j'avais tentée de construire, mais j'avais pas les bons boulons) qui n'a jamais réussi à exister - que dans la violence et la destruction, ces membres arrachés trop tôt qui font du tissu, comme les greffes qui prennent, tu sais : il leur faut un milieu bactériologique optimal et SAIN ! Qui renouent timidement des liens qui n'ont pu se faire pour cause de fracas de la vie, eh bien, c'est un premier acte fort ! Mehdi, merveilleux ambassadeur de ma fille, médiateur habile, avait envie de découvrir la maison familiale, et c'est symboliquement fort, grâce à lui, car elle le suit ! Grâce à lui, mais grâce à elle qui a "su" le choisir, elle revit, se protège du toxique familial paternel, et nous nous rapprochons un peu, blottis, morceaux éclatés d'histoires éparses, cela me fait penser aux éclats de satellites et autres déchets sans vie qui gravitent autour de la terre, inutiles... Rencontres improbables, reconstruction d'un noyau atomique explosé, miracles de la vie, de l'espoir enfin, des projets, un atome de chaleur affective, un sens... Tout ceci est possible probablement parce que je me suis consolidée et qu'ils (les d'jeuns et leur instinct de survie) ont misé sur le "bon cheval", celui qui s'est soigné...
Après tant d'années, un peu d'amour amorcé...
"C'est beau", vous m'avez dit (Béa, Sophie, Claudia, JPR, Stef, Angelika...)
Oui. J'avais du mal à réaliser. Souvent vous "voyez" avant moi !
Du solide qui se construit, du vrai.
Des balises pour le futur !
De l'espoir surtout.
Incroyable...

Soit !
Elle sera là la matrone ? On va pas se gâcher l'humeur !
Contre mauvaise fortune bon coeur,
enfin je m'évade des toxiques vapeurs
les écureuils je vais suprendre dans leur labeur
les bourgeons éclore en toute splendeur
le vent, les espaces, et les odeurs...
Et Théo gambader, s'éclater et pisser à toute heure...
De tout ça je me fais une joie anticipée,
une joie surtout car ma fille par son ami entrainée
Sera là, une ébauche de petite famille reconstituée
depuis si peu de temps, en choeur va s'oxygéner !
Et mon fils peut être nous rejoindre, la vie se recrée...
Tant d'années ont été nécessaires !
09.04.2006
Du beau avec les bobos… espéranto ?
Les bobos ne font pas dodo
Sont rarement de repos !
Et si justement j’avais du pot,
Et qu’en sagesse Bonobo
J’avais les Sciences Po ?
Faire du beau avec du bobo ?
Y en a qui disent, les nullos
Qu’les bobos c’est pas beau ?
Y z’ont l’trouillomètre à zéro
Tout ça c’est du pipo,
C’que disent les statues "quos ",
Les humanidés figés, les molos…
C’est c’que j’transforme là haut
Dans mon âme et ma vie qu’est beau
Avec mes tripes et mes biscotos !
Accepter que sur les flots
Ma coquille telle un ballot
Bringuebale, c’est ma philo
De la vie, petit matelot
Car : oh hisse et ho,
Pour moi quelque part y a un îlot,
Là où je vais, en pareo et en solo.
J’tiens bon sans soif tel le chameau,
J’ai ma recette intime, ma besace à mots.
Sur leur musique j’danse le tango.
Je tisse en dentelle de fil de joyaux
Le hamac de mes jours les plus beaux,
J’ai des mirages plein mon halo,
Dans le hublot des rivages à gogo…
Des images, de l’espoir… Et Théo !
20:55 Publié dans Plume de Tortue, Torturations lucides et nécessaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.04.2006
Debout, le cri
Je me sens particulièrement combattante solitaire (et abandonnée) aujourd’hui. J'écris un poème, pour « transformer » cette solitude en quelque chose de fertile. Hier soir je revoyais une retransmission d’une longue interview de Véronique Sanson qui relate sa vie - elle me touche cette femme passionnée - alcoolique abstinente, AA comme moi, elle disait que les chansons et l’écriture ça permettait de « donner du corps » à quelque chose qui a besoin de se dire au plus profond de soi… C’est en repensant à ces propos que j’ai écrit cela. Merci Véronique à toi aussi, sans que tu le saches. Ca a comblé utilement le silence sidéral de ma journée (utile pour moi, cela va de soi !).

Dans un désert je me sens.
Silence terrifiant, vécu de nul appui.
Morte quelque part en dedans.
Dans un néant.
Quelque chose s’est coupé,
Mais que s’est-il passé ?
Quelle hâte mets-je à me sentir abandonnée !
Mes amants, mes amis sont-ils bien existants ?
Je ne les sens plus présents…
Ce tissage de liens si récent,
Etes-vous là, un lampe tempête qui luit,
Dans le gouffre de ma nuit ?
Liens ténus, fragilement construits
Que je tisse dans ma pelote,
Ce fil d’Ariane qui me relie
Et cimente ma nouvelle vie
C’est moi qui détricote ?
Ce fil qui nous relie
Est-il bien réel ?
Moi qui vous appelle
D’un cri silencieux,
Et qui sait du temps des lieux
Les contraintes et les réalités
Je n’entends plus que du silence !
J’ai mal à cette distance
Du bout de mes capteurs avides
J’agrippe chaque bribe
Parcimonieuse, souvent féconde,
Dont j’attise ma flamme moribonde …
J’ai mal à mes besoins
Et de vous je saisis avide
Chaque geste, je valide !
Du bout d’un texto,
De vos quelques mots,
Dans un mail qui parvient, votre amitié.
Je dois croire en la réalité,
Ce don spontané de votre soutien,
Et que vous savez comme seule et combien
Mes combats et ma rage, et ma vie…
Je vous appelle ici tout bas, et je vous dis :
J’apprends cette relation adulte,
Difficilement, je trébuche je bute,
Je veux reprendre confiance, et grandir…
Envers moi vos envies, redonnent force à ma flamme :
En vers, et en vie, je vous donne ma parole de femme.
Seule, digne et debout, je n’abaisse pas l’oriflamme.
Car certain(e)s magicien(ne)s ont approché mon âme.
18:45 Publié dans Ils sont là, c'est grâce à eux aussi..., Ma blog'thérapie, Plume de Tortue | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Aux Phares dans ma Tempête...
A tous ceux qui ont approché mon âme dans le noir
ces derniers temps, et redonné de l'espoir...
Su y voir la lumière et la chaleur,
bien planquées derrière les blessures,
et quelques trésors un peu immatures…
Qui peut être vous y êtes un peu réchauffés,
et qui ont eu envie de cheminer à mes côtés
attentifs, comme on le fait l’œil en coin
protégeant un fougueux jeune poulain
dont on perçoit les potentiels, que lui seul ignore...
J'ai à donner, beaucoup, aujourd'hui et demain...
juste que je n'ai pas trouvé mon île au Trésor,
trop occupée à souquer, à écoper, pas pu mouiller l'ancre encore,
J'ai à donner de moi et ma sève, et mon goût
c'est qu'à mon contact on retrouve du doux.
Douillettement de moi j’aime faire le don !
je crois qu’un puits d’amour inépuisable, et plein de bon
plein de mes dons et de ma généreuse intuition
attend le déclic magique, cette alchimie qui n’est pas écrite…
Mon coeur est trop grand, vous me l'élargissez,
me l'écartelez, je découvre dans vos regards
tendres et affectueux, que pour la vie je peux
continuer et donner, m'épanouir et me redresser
donner du meilleur, me mettre debout, et prouver
Que revenant de territoires desséchés et étroits,
le vie est puissante, surprenante et ineffable,
et continuer car même au coeur de la tempête
quand on croit sombrer, un phare brille indiscernable
juste cette foi insensée, de croire que le port est quelque part…
Que de tout cela peut émerger un sens, une richesse.
A vous qui n'êtes pas passés
sans me regarder et sans vous arrêter
à vous qui avez été touchés par ma quête,
ma fraîcheur et tout ce qui peut me faire aimer…
Vous qui m'avez donné la main, caressée furtivement,
un présence, un cadeau, une chanson, un poème, une intention…
Vous qui êtes si présents à mon coeur qui met
pourtant tant de hâte encore à se sentir abandonné…
Merci d’être là, je vous aime.
00:00 Publié dans Ils sont là, c'est grâce à eux aussi..., Plume de Tortue | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





























